Laboratoire de vos idées

16MAI 3commentaires

Faut-il continuer à payer pour des territoires vides ?

  • Gérard
  • Homme
  • Consultant Marketing et Communication

Détail de l'idée ...

Les gens sont de plus en plus nombreux à quitter les villes pour aller à la campagne. Certains endroits deviennent peu à peu des déserts : médicaux, économiques et humains. Les villes doivent-elles payer pour les campagnes ?

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Vos commentaires

  • 2JUIL. commentaires

    bonjour,

    Il y a en fait 2 questions :
    1/ faut il payer pour des territoires vides ?
    2/les villes doivent elles payer pour les campagnes ?

    A la première, je dirais qu'il faut d'abord se poser la question de qu'est ce qui porte nos valeurs, si c'est un tableau de bord économique de coût / recettes alors bien sûr il faut fermer toutes les écoles qui ont moins de la moyenne nationale d'élèves par enseignant pour prendre cet exemple. par contre si nos valeurs sont plus "humanistes" ou tout du moins ne se cantonne pas à une lecture économique de tout, alors bien sûr qu'il faut "payer" pour des territoires qui ne sont pas vides mais qui le semblent dans le ratio de gestion du haut fonctionnaire dont le modèle témoin est l'urbain.
    Il est urgent de ré-interroger nos modèles et valeurs car aujourd'hui on peut vite arriver dans une logique comptable à savoir si c'est rentable d'avoir un enfant... par exemple.

    A la seconde question, il s'agit encore d'une mise en opposition systématique de la ville et de la campagne, les riches d'un coté, les pauvres de l'autre, la pollution vs l'air pur, la promiscuité vs l'espace, la culture vs le vide... il y en a plein ce serait d'ailleurs drôle de s'amuser à les énumérer.
    non pour moi c'est fini la partition ville/ campagne c'est un combat d'arrière garde en tout cas en France. L'urbanité est partout et les quelques îlots de "ruralité" sont moribonds. La culture urbaine mainstream est partout et a diffusé son modèle même au coeur des "pays perdus", "des territoires vides."
    Faire payer est une solution usée, qui suppose que les villes soient riches et ça n'est pas validé a priori. Il me semble que le souci vient de l'absence du droit à la différence : tout doit fonctionner de la même façon en france que l'on soit au coeur de l'urbain ou dans la ruralité: entreprises, services. Le cas flagrant est l'éducation nationale et ses ratios d'élèves par prof, sans souci du contexte local densité topographie, réalisme des propositions.
    Il me semble qu'une solution passe par une adaptation des règles de la République à la réalité des espaces et donc d'une réglementation à application variable selon les caractéristiques des lieux. la réalité d'une mise au norme "handicapé" n'est la même dans une auberge de 6 chambres dans le monde rural et dans un hôtel urbain de 40 chambres, la rentabilité non plus.

    et puis au delà de cela, une nouvelle vie s'invente dans la "ruralité" car je pense que l'espace offre plus de liberté ( non législative) pour innover et tenter un nouveau modèle. Laissons cette diversité proposait de nouvelles choses, de nouveaux modèles, un nouveau monde.

    et arrêtons l'endoctrinement "économique" de tout ce que nous faisons, la croissance est un mythe, une idéologie de substitution aux grandes morales et religion, il n'y a rien derrière que beaucoup de gens à qui l'on apprend à être malheureux (de ne pas avoir ) ou rentable.
    Soyons humain, ensemble dans un monde fini.

    cantalaniac

  • 29JUIN commentaires

    C'est assez hallucinant de lire toutes ces questions... Moi je m'en pose une seule: a quoi va servir ce forum? Qui se soucie de ce que va être la vie en 2040? On n'arrive même pas à anticiper sur les 10 prochaines années entre les soucis de la zone euro, la montée des extrémistes en Europe, le taux de chômage croissant chez les jeunes et le pouvoir d'achat qui baisse....Alors je trouve ça vraiment dingue, de se poser ce genre de question: "doit-on payer pour des campagnes vides"? "Les villages de campagnes ne pourraient-ils pas "s'auto-financer" en louant leurs forêts aux villes?" "l'agriculteur est-il un paysagiste de nos campagnes ou un producteur de denrées saines?" Bon sang, excusez mon énervement mais non, l'agriculteur ne dessine pas de jolis sillons dans la jolie terre pour vos beaux yeux esbaudis quand vous passez à fond à travers la campagne, et non vos denrées ne sont pas toutes saines non plus, ça dépend où vous vous approvisionnez, mais pour répondre à la demande des villes il utilise moult désherbants et autres produits afin d'avoir une récolte à peu près correcte, et encore si les intempéries lui en laisse l'occasion.... Quand aux campagnes, elles ne vont pas si mal que vous le pensez, de plus en plus de jeunes urbains viennent s'installer, travailler en télétravail grâce à internet, retaper d'anciennes structures ou en éco-construire de nouvelles. Des associations fleurissent, des marchés bios se mettent en place, des solutions alternatives ( les SEL, par exemple) voient le jour, des liens doucement se créent ( car l'information circule moins vite que dans un tissu urbain, certes), mais au niveau qualité de vie nous n'avons rien à envier aux "citadins". Alors s'il vous plaît, "partout ... la ville?", c'est non, hors de question, en tout cas pas pour moi, ancienne citadine convertie aux joies du potager, de la basse-cour et de la tranquillité du ruisseau qui coule en bas de mon terrain.... Et, ho, j'oubliais, je ne suis pas un "nuisible" aux crampons de la "société", je travaille en tant que graphiste chez moi et subviens à mes besoins sans avoir besoin d'aucune aide d'aucune sorte. nanou

  • 16MAI commentaires

    Effectivement, des expériences ont lieu en Finlande je crois pour que les villes aident les campagnes par un système de reversement ou de prise en charge du financement de certains services Phil

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